Singapour

Nous remontons la côte Malaise déjà depuis quelques jours... il est donc temps de prendre quelques minutes pour écrire quelques lignes sur Singapour.

A peine 10 kms pour passer de la quiétude Indonésienne à la folie Singapourienne. Nous apercevons l'île, mais il reste à franchir les 10 kms du détroit de Singapour et couper par le travers une dizaine de rails de cargos, pétroliers gigantesques et minéraliers lancés à grande vitesse dans cet étroit chenal reliant l'Océan Indien au continent Asiatique. On serre les fesses, le capitaine slalome et nous voilà à Singapour où la première image n'est que centaines de pétroliers au mouillage!

Des formalités d'entrée bien vite expédiées, aux antipodes de la complexité de la paperasserie Indonésienne et Lady Anne va se reposer à quai à la marina One°15, nommée ainsi de par sa position géographique, le temps de quelques réparations et d'une orgie de commerce pour nous. Marina de luxe à l'Américaine, bien que très belle, ce n'est pas particulièrement le genre de Marina que nous affectionnons, mais tout est comme ça à Singapour, gigantesque, ordonné et propre.

Singapour, à la fois une île, un état et une ville à l'activité débordante où tout est synonyme de shopping. Centre commerciaux démesurés situés les uns à côté des autres, certains spécialisés en informatique sur 5 ou 6 étages, même Surcouff à Paris fait figure de petite épicerie à côté! C'est totalement fou, surprenant, mais très vite épuisant. On y fait les courses nécessaires et l'on a qu'une envie c'est de se sauver.

On se doit de dire quelques mots sur le métro à Singapour, principal moyen de déplacement. Du grand luxe,immaculé, des trains spacieux, halls et compartiments climatisés, en toute sécurité quelque soit l'heure du jour ou de la nuit... c'est appréciable.

Mais aussi sur Little India, le quartier Indien de Singapour, le seul qui dépareille avec le côté aseptisé et surdimensionné de Singapour où l'on se promène dans des petites rues décorées de guirlandes, au parfum d'encens et d'épices et où de minuscules boutiques regorgent de trésors bien moins cher que dans les autres quartiers de Singapour.

A peine quelques jours à Singapour nous ont suffi pour martyriser notre budget d'autant plus que nous avons traverser une "mauvaise lune" durant notre escale et une simple réparation sur les moteurs de Lady Anne où les mécaniciens ont oublié de remonter un boulon a engendré une grosse casse et plusieurs jours supplémentaires d'immobilisation à la Marina pour réparer. Nous larguons enfin les amarres pour le Sud de la Malaisie, au Nord de Singapour, juste quelques kms qui suffiront pour que nous heurtions quelque chose entre deux eaux qui endommagera une de nos hélices... ça s'appelle la loi des séries!

La Malaisie nous a accueilli à bras ouvert. Il y aurait déjà pas mal à raconter, mais on va faire durer encore un peu le suspens...

Bises à tous.

Pascale et Patrick