Les Whitsundays

Presque 3 semaines depuis Bundaberg... Cap au Nord... et nous n'avons même pas encore parcouru un quart de la distance qui nous sépare de Darwin. Les premiers jours, le vent nous faisant défaut, nous n'avons pas avancé bien vite mais cela nous a permis de longer une partie de la côte du Queensland d'une grande beauté, même si pratiquement déserte. De très belles plages de sable blond, des criques, des pins et beaucoup d'oiseaux. Difficile d'imaginer ces magnifiques plages sans personne, mais le peu de population de l'Australie ne permet pas l'utilisation de tous les espaces...

Nous atteignons ensuite le début de la grande barrière et pour nous le paysage change. Il commence à y avoir des îles partout (toutes inhabitées), certaines très petites, et d'autres nous offrant une jolie plage et un abri pour y passer la nuit, mais toujours des îles à la végétation dense, des pins, des rochers et des oiseaux.

Puis l'on arrive au coeur des Whitsundays. Les Whitsundays sont pour l'Australie ce que sont les Iles Vierges pour les Caraïbes... soit la Mecque du charter. On nous en avait parlé, mais nous ne pouvions pas imaginer que c'était à ce point!(Et en plus, nous ne sommes pas encore en haute saison!) Au départ d'Airlie Beach, petite station balnéaire au milieu de la verdure et où la moyenne d'âge n'excède pas 30 ans, une grande et belle marina abrite une quantité impressionnante de compagnies de charters, des voiliers et catamarans loués aux particuliers d'une part et une variété de bateaux allant de bateaux de courses réaménagés à d'énormes bateaux à moteurs, de goélettes et d'engins flottants aux formes bizarroïdes, faisant le plein de touristes pour des croisières de 2 à 3 jours dans les Whitsundays.

Et là, c'est sans parler des hydravions, des hélicoptères et des bateaux rapides qui en plus font les sorties à la journée!

Les Whitsundays, ce sont de nombreuses îles situées à mi chemin entre la côte du Queensland et la Grande Barrière, dans un rayon de moins de 50kms. Une demie douzaine d'entre elles offrent de grandes criques et baies profondes ainsi que de très belles plages de sable blanc. Ce sont des îles hautes, formés de forêts de pins, de forêts tropicales et de vallons herbeux. Quelques hôtels y ont trouvé refuge, mais par rapport à la superficie, il en reste 90% à l'état sauvage. Et d'ailleurs, c'est certainement encore du fait de la superficie des baies que nous n'avons pas ressenti l' envahissement du au charter.

Elles sont aussi le paradis des "voileux" car elles sont généralement plutôt ventées (et c'est le cas depuis quelques jours) mais forment un terrain de navigation toujours à l'abri des vagues. Lady Anne adore ça, 25nds de vent sur mer plate et le capitaine est ravi de voir glisser son bateau si vite et sans le moindre effort!

Mais il faut se rappeler que nous sommes en Australie, le pays des créatures sauvages aux puissants venins et aux dents acérées. Et le hic dans ce décor, ce sont les méduses, mortelles pour certaines d'entre elles, dont ce n'est plus la saison actuellement... mais l'eau étant encore bien chaude, méfiance, méfiance! Les compagnies de charter ont trouvé la parade et équipent leurs touristes de combinaisons en lycra intégrales, pieds et capuches incluses et là où c'est génial c'est qu'ils ont choisis des couleurs fluos, roses, bleues et jaunes, imparables pour repérer leurs clients de loin! Quant à nous, vu de l'extérieur, on se croirait envahis de petits martiens.

Nous arrêtons cet email à la position 20°03S & 148°33E sous Génois très réduit avec 41 nds de vent... ça décoiffe bien, mais entre la mer plate et le vent portant, 40nds n'aura rarement été aussi grisant et notre étape du jour sera bien vite avalée!

Le prochain récit de voyage, certainement au milieu des crocodiles... et oui, aux méduses, il va bientôt falloir ajouter les crocodiles de mer que l'on préfère croiser sous forme de ceintures et de chaussures. Bonne journée à tous.

Pascale & Patrick

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