Des Cocos Keeling à Maurice via Rodrigues

Depuis Singapour, nous traversons l'Indonésie en longeant la côte Est de Sumatra, passons le détroit de la Sonde et rentrons immédiatement dans le vif du sujet... un Océan Indien fidèle à sa réputation... ça souffle fort... la mer est désordonnée, grosse.... y'a dès fois on serait mieux ailleurs!!!

 

LES COCOS KEELING

Quelques cailloux aux milieu de cette immensité bleue... l'atoll des Cocos Keeling nous offre quelques jours de repos.

A l'abri de l'îlot Direction Island, le seul mouillage autorisé aux plaisanciers... tous les ingrédients de l'atoll parfait sont réunis... les cocotiers, le sable blanc, l'eau cristalline.

Les dégradés de bleus et même les requins pointes noires qui viennent nous souhaiter la bienvenue.

Seules deux des îles de cet atoll sont habitées. La plus proche, Home Island est situé à 2 miles de l'îlot attitré aux Yachties. Nous nous y rendons en annexe en longeant l'abri du récif pour réduire l'effet de clapot du à l'alizé souvent très soutenu  en cette saison mais aussi en zigzaguant entre les patates de corail, ce qui ne pose pas vraiment soucis vu la clarté de l'eau.

Sur Home Island, nous y trouverons le bâtiment administratif destiné à encaisser les droits de mouillage des plaisanciers, une épicerie aux tarifs les plus chers rencontrés sur notre tour du monde, la poste (que nous n'avons pas trouvé... ouverte tout du moins) et des rues tracées au cordeau où sont logés environ 500 " Cocos  malais" descendants des Asiatiques introduits au 19ème siècle pour travailler à la récolte du copra.

 Ces Malais, citoyens Australiens depuis 1984 lorsque l'île Cocos fut rattachée à l'Australie, sont Musulmans et se déplacent en voiture électrique... mais ce que l'on peut constater après notre expérience en Malaisie continentale, c'est que leur île ici est très entretenue, propre, pratiquant le tri des poubelles, ce qui est à l'opposé de ce que l'on a pu découvrir en Malaisie (comme à peu près partout en Asie du Sud Est) où la gestion des ordures et de la propreté extérieure n'est pas encore rentrée dans les mœurs. Ce constat prouve bien que tout est question d'éducation....

Nous allons reprendre bientôt la mer, aussi voici le Capitaine à l'œuvre... quelques noix de cocos seront bien appréciées durant la traversée qui nous attend.

Notre escale au Cocos Keeling se termine par quelques clichés supplémentaires de l'îlot Direction, cocotiers géants et côte au vent.

Vous pouvez aussi lire notre récit de voyage "Les Cocos Keeling et les 2000 miles à travers l'océan Indien vers Rodrigues (23 septembre - 13 octobre 2012)"

RODRIGUES

Voilà une île qu'il fait bon voir apparaître à l'horizon... après ces 12 jours à travers l'Océan Indien depuis les Cocos Keeling, dont 6 jours difficiles dans une mer désordonnée et du vent fort. Quel bonheur de penser que ce soir nous dormirons au mouillage!

 

Nous approchons du  mouillage de Port Mathurin par un chenal creusé dans le corail et où ce matin le Mauritius Pride qui ravitaille l'île depuis Maurice est à quai. Il est tôt, à peine les premières lueurs du jour et le lagon semble déjà envahi de promeneurs ??? de l'eau jusqu'aux chevilles et un grand bâton à la main pour les uns, tirant leur pirogues pour d'autres.... Nous sommes à marée basse et chacun se précipite à l'activité principale semble t'il de l'île, la pêche à l'ourite, celui ci même que nous appelons le poulpe.

 

Une fois repéré, le poulpe est piqué avec ce grand bateau muni d'un trident au bout.

Pas bon d'être un poulpe à Rodrigues, celui ci est traqué chaque jour (sauf pendant les 2 mois de saison de reproduction, qui se terminent juste hier d'ailleurs!) et le pire c'est qu'on les voit en attraper un paquet et de belle taille en plus. Les restaurateurs les cuisinent et les proposent comme spécialité de Rodrigues, mais aussi et surtout ils sont mis à sécher et vendus ensuite. Les habitants de Rodrigues semblent les préférer sous cette forme.

Le lagon de Rodrigues est peu profond et quasi non navigable pour les voiliers comme les nôtres, mais les bleus y sont éblouissants.

 

Les pêcheurs s'y déplacent en pirogue à voile, pour la pêche et pour le poulpe... et d'ailleurs vu le vent qu'il souffle ici la voile semble la plus adaptée.

Vues sur la seconde passe profonde de Rodrigues avec la barrière de corail ceinturant l'île.

A Rodrigues, le vent semble ne jamais s'arrêter de souffler! Rodrigues ressemble à un gros caillou pelé, usé par les vents!  Où les arbres sont rares le long du pourtour côtier, mais les cactus très abondants. Les terres sont difficilement cultivables, des rochers de lave semblant surgir partout.

  Une villa.... et scène du quotidien devant la poste à Port Mathurin

 

  A Rodrigues, les tortues qui y abondaient ont réussi a être décimées par la main de l'homme en moins de 80 ans. Elles y ont été réimportées et maintenant très préservées.