L'INDONESIE

Un défilé de Personnages... des Engins Flottants par milliers... et une grande variété de paysages....

Voici tracé en  blanc l'Itinéraire que nous étions sensés suivre en Indonésie... grâce au Rallye SailIndonésia. Un panaché de cultures, de paysages et de fonds marins très diversifié au fil des innombrables Iles d'Indonésie. 3 mois, c'était un peu court pour tout faire aussi nous ferons l'impasse sur les étapes de Bitung et de Kumai.

Le 18 juillet 2009, nous nous élancions depuis Darwin vers Saumlaki, notre port d'entrée en Indonésie et après un départ sans vent, la mer ne nous a pas épargnée et après des mois de navigation facile sur mer plate le long de la barrière de corail Australienne, on s'est vite remis dans le bain!

 

SAUMLAKI..., Le contraste après de nombreux mois d'Australie est tel, que ce soit de par la complexité des formalités d'entrée, de par l'accueil ou la culture des locaux qu'il nous faudra un petit temps d'adaptation... pour réaliser.

le marché de Saumlaki, notre premier marché Indonésien ou les fruits et légumes sont déposés sur des nattes ou des caisses en bois et qui devient une vraie pataugeoire de boue glissante dès qu'il pleut 3 gouttes.
 

Heureusement l'organisation du Rallye nous infiltre immédiatement au coeur de l'île à la découverte de villages du bout du monde et de personnages étonnants.   

 

 

Beaucoup de chats un peu partout... qui  ne cracheraient pas sur une assiette de riz, quelques rondelles de tomates et 2 ou 3 piments. Alimentation de base de tout Indonésien dès le plus jeune âge.
 

Nous débuterons la collection d' Engins Flottants par cette pirogue ou un père et ses enfants, débordants de curiosité abordent les voiliers dans l'espoir d'échanger quelques mots (pas facile ça) et pourquoi pas récupérer une bricole ou deux au bon coeur des plaisanciers. Ils repartiront de chez nous avec un leurre et une bobine de fil de pêche.
 
 

AMBON... Ouille, Patrick s'imagine déjà ne pas faire de vieux os en Indonésie. Grande ville où la saleté nous assaille de toute part, ça grouille, c'est délabré, les odeurs difficiles à supporter... 

 
 

 

Sauf que le rallye a pensé à tout (comme lors de chaque escale d'ailleurs) pour nous sortir de la ville et une fois encore nous plonger dans l'ambiance locale.

Comme de vrai VIP... nous sommes escortés de motards et voitures de police qui de grands mouvements de bras font ranger tous les véhicules... et y'a pas à dire tout le monde obéit à la seconde.  Quoiqu'il en soit il fallait bien ça car nous serions peut être encore en train d'essayer de sortir de la ville!
 
 

 

Quelques portraits... les Indonésiennes aiment avoir la peau blanche... pour elles, c'est synonyme de beauté.
 

ILE DE BANDA : Un air des Marquises... et un changement d'opinion quand à l'Indonésie. C'est très beau, au pied d'un volcan et il y a même un jardin de corail extraordinaire au pied d'une coulée de lave.

Engins Flottants... 2 très jolies barques de pêche locale taillées à même le tronc. Elle ne sont pas larges, mais les Indonésiens non plus.
 

Depuis notre arrivée, les gamins, et il y en a beaucoup, ne nous quittent pas. Ils sont hauts comme trois pommes et se régalent à se balader avec nous.
 
 
Une famille Indonésienne en train d'éplucher des amandes..... et un petit garçon très affairé sur un bambou!
 

    

 

La fameuse mosquée.... et il y en a tous les 500 mètres! 88 % de Musulmans en Indonésie et 5 appels à la prière par jour. Pas de bol, nous tombons en plein ramadan... les appels sont doublés, en fait ça hurle nuit et jour. Patrick envisage sérieusement d'aller débrancher les hauts parleurs, mais malgré son teint mat il pense qu'il ne passera pas inaperçu alors on fera des efforts et lorsque vraiment la fatigue des nuits blanches se fait trop ressentir alors on lève l'ancre, vers un autre mouillage et... d'autres mosquées!

 

 

 

 

L'ARCHIPEL DE WAKATOBI : Fait parti des "must" en voilier en Indonésie. Plusieurs îles et atolls, l'eau y est claire et les coraux superbes. L'ile principale de Wangi Wangi nous a réservé un accueil très chaleureux d'où il a été difficile de partir.

Un village sur pilotis construit sur le corail...
 

...Où les femmes partent à pirogue chercher l'eau douce sur l'île à côté.
 
A l'occasion du festival annuel de Wangi Wangi nous assisterons à des danses où les costumes et maquillages sont de toute beauté. Ainsi qu'à certaines coutumes et traditions aux longs préparatifs.
 

 

Un groupe de femmes agées, assez déjantées, improvisent un concert avec bidon, seau et bambou en guise d'instruments.

 

Sur la place du village, une cinquantaine d'organismes et de familles de l'Ile nous ont fait découvrir leur cuisine à travers des plats que nous avons dégusté sur des nattes. Autant dire que nous avons mangé à de nombreux râteliers et que nous rentrâmes au bateau la peau du ventre bien tendue.
 

Cet engin flottant est ancré au fond de l'eau et parfois par plus de 100m de fond et souvent bien loin des côtes. Ils appellent ça, des badang... plateformes de pêche de différentes tailles et qui sont de vrais pièges la nuit pour les navigateurs.
 

FLORES : Changement de décor... les volcans se succèdent, dont de nombreux en activité comme celui ci pas bien loin de notre mouillage dans les eaux limpides de KROKO Island.

 

 

 

Toujours sur Flores, dans la région de Ende, les cratères du Volcan Kelimutu.
 
Village traditionnel au fond de la vallée où nous serons reçus par des danses locales
 
Et quelques personnages très traditionnels aussi.
Les femmes mâchent le bétel, de couleur rouge aux propriétés stimulantes et légèrement enivrantes... ça valait bien la photo!
 

Le long des côtes, des centaines de petites embarcations offrent le spectacle de leur voile fabrication maison et bien souvent très colorées.
 

Un petit village au bord d'une entrée d'eau à l'Ouest de Flores avec son marché couvert de bâches. A droite, un étal de riz de toutes sortes
 

Nous arrivons à LABUAN BAJO... aux portes du parc de Komodo et ses célèbres varans.  C'est aussi les premiers touristes que nous croisons en Indonésie avec ces très jolis bateaux de charter qui amènent leurs passagers quelques jours dans les Iles de Komodo voir les animaux, mais aussi pratiquer la plongée, les fonds étant particulièrement attractifs.

 

Quelques gros lézards de près de 3m, pas dès plus accueillants et dont les morsures sont mortelles (par infection) pour leurs proies (les cerfs entre autre) car la salive, à cause de milliers de bactéries,s'apparente à du poison.

Celui là, nous l'avons peut être un peu trop approché... il n'est pas content et après avoir tiré sa longue langue quelques fois, il préfère s'en aller.
 

LOMBOK, où l'on retrouve une certaine civilisation. Tout le monde se déplace à moto, des 125CC que les locaux nous louent à la journée... afin de payer la prochaine échéance de leur crédit moto! C'est un peu la foire d'empoigne sur les routes cahoteuses et surpeuplées de motos, de calèches, de pousses pousses et même de singes, mais comme tout le monde roule doucement et qu'il n'y a que très peu de voiture, on y prend vite goût.

jolie pirogue à balanciers faits de bambous.

 

 

HELLO MISTER!

Depuis notre arrivée en Indonésie, même dans les endroits les plus reculés,, à peine quelques pas dans la rue et des "hello mister" fusent de toute part... Monsieur, Madame, peu importe... les enfants se précipitent vers nous et nous saluent sans cesse d'"hello mister" à tue tête. Ces cris sont accompagnés de grands sourires et même de fous rire.  Si nous longeons une école, depuis la salle de classe, ils se précipitent aux fenêtres pour nous assaillir d'"hello mister" et de grands signes de la main.  Au début nous pensions que c'étaient là les seuls mots d'Anglais qu'ils connaissaient, mais après 3 mois cela nous apparaît plus comme un signe particulier aux Indonésiens. Dans l'archipel des Wakatobi, nous avons été une ou deux fois accueillis par des petits bouts de chou à coup de "hello tourist"!!! Serais ce le début d'une certaine évolution ????

 

BALI que nous aborderons par le Nord de l'Ile après avoir longé la côte nord est de l'Ile avec une vue sur le Volcan Batur. Nous jetterons notre ancre dans la baie de sable noir de LOVINA, petite station balnéaire où hôtels et Bungalows ont vu le jour.

Cette maison est en première ligne, sur la plage! un coin que les hôtels ne sont pas près d'avoir!  Ici, le luxe côtoie le traditionnel! Dans la baie de Lovina, tous les matins les pirogues vont tirer quelques bords dans la baie.... entre autre pour pêcher.
 

Bali, c'est le refuge de l'Hindouisme. On y croise des temples partout et l'on ne fait pas 100m sans croiser un Indonésien faisant offrande à ses dieux... Shiva, Vishnu et Brahma pour la plupart, mais nous apprendrons qu'en fait chez les hindous les actes d'offrandes et de vénération font partis de leur comportement quotidien plus que de leur croyance et que bien souvent ils vénèrent aussi bien d'autres divinités plus spécifiques à un village ou à leur famille.  Chaque village possède son temple, mais il est fréquent qu'une famille ait son propre temple dans son jardin. 

Sur ces 2 photos, le temple "Pura Ulun Danu" situé sur la rive du Lac Bratan qui occupe le cratère d'un volcan éteint. Ce temple est dédié à la déesse des Eaux (Dewi Danu), au dieu Shiva (symbole de fertilité, le Destructeur, celui qui exerce le pouvoir) et à Vishnu

 

Ici une vue du jardin d'un temple Bouddhiste. Les temples bouddhistes sont plus harmonieux, plus aérés et plus en rondeurs que les temples hindouistes très gris aux sculptures très chargés de dragons et animaux à faire peur en tout genre! 
 
    Procession vers les temples. Les femmes portent les offrandes sur le tête, la plupart du temps des compositions de fleurs et de fruits dont la réalisation les occupent un temps certain! Les processions et les offrandes se font en musique, au bord de l'eau et dans la bonne humeur, comme lors d'un picnic au bord du lac! 
 
 

 

Les forêts du centre et du Nord de Bali sont exploitées pour la récolte des matières premières qui serviront à la réalisation d'une grande partie de l'Artisanat de Bali, la sculpture sur bois et la réalisation de meubles exotiques.  

Les pentes des collines et des montagnes, à flanc de volcan sont recouvertes de rizières en terrasses étincelantes au soleil qui sont irriguées par les lacs des cratères à l'aide de tubes en bambou dans lesquelles circule l'eau.

Bali produit aussi de nombreux clous de girofle, du café, du coprah et de nombreux fruits et légumes.

 

 

 

Des paysages de rizières en terrasses

 

Les singes se promènent en liberté à Bali comme à Lombok d'ailleurs. Nous les trouvons le long des routes et même dans le village artisanal touristique d'Ubud se baladant sur les toits. Ce bébé singe n'est pas bien vieux, à peine plus grand que la banane et ne faisant qu'une bétise à la fois. Sa mère passait son temps à remettre dans le droit chemin à l'aide de gestes totalement humain. Il a même du prendre une ou deux fessées.

 

 

Bali et les danses....expressives dans les gestes, les doigts et dans le regard et bien sur admiratifs de la beauté des costumes et des accessoires.

 

Notre séjour à Bali se termine, presque en même temps que notre visa de 3 mois et nous nous dirigeons maintenant vers Singapour... qui se situe quand même à plus de 1500kms. Tous ces milles nous permettent encore quelques escales dans des îles le long de Java et de Sumatra.

Et à chaque stop nous découvrons de nouvelles embarcations. ici sur l'Ile de Gilliyang, les bateaux sont de toutes les couleurs et il y a certainement plus de bateaux que de maisons dans le village!

Et dans la collection Engin Flottant voici un superbe bateau de pêche typique à ces îles au large de Java.

Nous ferons 2 jours d'escale sur l'Ile de BOWEAN ... à peine à 24h de mer de la précédente et pourtant des bateaux totalement différents.

Sur cette île, où les Indonésiens sont autant chaleureux qu'au fin fond des Moluques nous découvrons une civilisation et une richesse un peu supérieure. Nous sommes dans la régions des plateformes pétrolières et un certain nombre d'Indonésien de l'île travaillent dans le pétrole ou sur les cargos dans le transport du pétrole.  ça se ressent tout de suite, maisons en dur, bijoux en or, quelques notions d'Anglais et surtout ils savent où se trouve l'Europe et la France!!! ça c'est rare dans les îles!

 

Certaines maisons sont en dur avec clôture en fer forgé et carreaux de faïence à gogo, le tout aux couleurs mauresques comme se doit une île à prédominance musulmane!... Comme il n'y a qu'une seule route, ces maisons voisinent toutefois avec les habitations habituelles de bois et de bambous. Par contre comme on peut le constater sur la photo ci dessous à droite... plus riches peut être, mais toujours aussi crade! C'est une honte, ça ne les dérange pas d'avoir une vue pareille, sans parler des odeurs.
Ici aussi tout le monde se déplace à moto... qui servent aussi bien à transporter femmes et enfants (tout le monde en un seul voyage), mais peuvent aussi servir de pickup pour transporter sacs de riz et autres ou carrément faire office de commerce ambulant. Et toujours  l'Indonésien ravit d'être pris en photo!
 
Engin Flottant à motorisation simplissime! Moteur de quelques chevaux juste posé sur le bateau, sans échappement, avec arbre d'hélice de 2 à 3m sur le côté. Pourquoi donc se prendre la tête... toujours couverte de l'incontournable chapeau chinois et du sourire inné de l'Indonésien.
 

Depuis Bali, nous avons quitté l'encadrement du Rallye et nous arrivons à BELITUNG, une île au large de Sumatra où il nous faudra "affronter" les autorités locales afin de réaliser notre sortie définitive du pays. Douanes, Immigration et Quarantaine, avant d'aller trouver le Capitaine du "Port", munis d'un dossier de paperasses d'1cm d'épaisseur tamponné de toute part et qui en contrepartie nous fera un superbe papier à la machine à écrire 1900, qui nous autorisera à nous rendre à Singapour. Après le douanier qui s'est montré assez compétent, l'attente a commencé... mais grâce au mot de passe "Participant du Rally SailIndonésia", notre interlocuteur qui depuis 20 mn déjà lisait nos papiers sous toutes les coutures sans sembler savoir quoi en faire, passe un petit coup de fil... et 10mn plus tard un attaché au gouvernement arrive dans un superbe 4X4 de fonction (les voitures sont rares sur l'Ile) pour prendre en charge la réalisation de nos papiers de sortie! Il nous conduit de bureaux en bureaux, nous faisons bien 15kms et sans nous préoccuper de quoi que ce soit notre dossier se prépare. Nous n'avons plus qu'à attendre le Capitaine du Port (en meeting parait il?) qui soudain, sans qu'on l'ait vu entrer, est dans son bureau! 3heures ça aura pris, la plupart du temps à observer des employés avachis sur des bureaux ou assis sur des chaises... en train d'attendre que le temps passe,  mais nous voilà parés pour le départ. Notre attaché au gouvernement nous déposera même ensuite au "supermarché local" et se confondra en excuses de ne pouvoir nous attendre car une autre mission l'attend!

Pendant ce temps Lady Anne est au mouillage dans le chenal d'entrée du Port de Belitung, un port qui ne paye pas de mine mais au trafic intense et l'appareil photo en main, nous pouvons immortaliser encore un certain nombre d'Engin Flottant que nous n'avions encore jamais croisés.

 

Ce bateau de transport très bleu... et qui pique du nez
 

Et celui ci... peut être un cargo local

 

Celui là, c'est le bateau araignée.... le chalut local à grande envergure.
 
 

Voici le pêcheur poseur de nasses à poissons
 

Et le pire d'entre tous... l'Engin flottant destructeur de voiliers. Ces radeaux de bambous, plus ou moins volumineux, joliment décorés se trouvent à peu près partout en Indonésie... ancrées jusqu'a de grandes profondeurs et jusque 50 kms des côtes, invisible au radar de nuit...  auront été notre hantise lors des navigations de nuit, parfois obligatoires vu la distance entre certaines îles.
 

Et une fois suffisamment loin des côtes pour ne plus rencontrer radeaux et bouées auxquelles sont attachés des filets de pêche, c'est alors une veille permanente et attentive qui s'impose... la mer de Java et ce jusqu'à Singapour est un autoroute marin. Lignes de Cargo vers Singapour, bateaux de pêche au lamparo, transport de passagers jamais nous n'avions croisé autant de bateaux sur aucune des mers et océans où Lady Anne a laissé ses traces. N'oublions pas bambous et troncs d'arbre à la dérive assez fréquents dans les zones à fortes pluie autour de l'Équateur.

Équateur que nous avons franchi le 20 octobre à 12h30 par 104° de longitude Est, au moteur sur mer plate avec 35° à l'ombre pour nous retrouver dans notre hémisphère d'origine. Depuis Bélitung 90% de moteur, le climat équatorial outre de nous faire transpirer toute la journée... et même la nuit n'apporte pas la moindre risée de vent