LE VIETNAM

Lady Anne bien amarrée dans la marina de Danga Bay à Johor Bahru, nous décollons de Singapour, direct pour Hanoi.

Cette photo n'a aucun rapport avec le Vietnam, mais uniquement pour montrer, vu d'avion le rail de cargos devant Singapour qui lorsque nous devons le traverser perpendiculairement à bord de nos voiliers nous fait serrer les fesses vu la densité du trafic et notre faible vitesse comparée à ces monstres...

 

Arrivés à l'aéroport d'Hanoi, les embrouilles commencent, exactement comme l'Agence auprès de laquelle nous avons réservé quelques unes de nos excursions sur place nous avait mis en garde. Un chauffeur avec un panneau à notre nom nous attend, mais pas du tout l'hôtel que nous avions réservé et qui devait venir nous chercher à l'aéroport.... Mais un des hôtels à qui, de nombreux mois plus tôt nous avions demandé quelques tarifs, qui avait gardé nos infos sous le coude et qui ce soir tentait le coup, sait on jamais.

Il faut donc dès l'arrivée commencer à négocier sec... avec des gens ne parlant pas un mot d'Anglais et nous qui ne savons pas encore même dire bonjour en vietnamien. On monte dans le taxi, mais ne le quitterons pas tant que nous ne serons pas conduit à notre hôtel, et que le chauffeur ne se fasse pas d'illusion, s'il veut être payé il devra se débrouiller avec notre hôtel ou avec qui il veut, on ne va pas dès les premières minutes commencer à se prendre la tête.

10 kms à pied dans Hanoi le second jour nous mettent vite au parfum. Du bruit, encore du bruit, klaxon, circulation intense et des motos dans tous les sens. Aucune loi sur la route, c'est la foire d'empoigne , piétons, cyclistes, motos et quelques voitures forcent tous le passage et pourtant tout le monde s'évite...  Nous prenons vite le pli, on traverse les routes à la vietnamienne (en ne regardant que nos pieds) sinon nous n'aurions certainement pas atteint le troisième jour!

 

Commerces de rue... fruits, légumes, chapeaux coniques... mais aussi tout ce qui peut se vendre...

Fleurs, ainsi que la baguette de pain, héritage français vendue au bord des routes....

Et leur pêcher mignon... les boucheries spécialisées en viande de chien.

Quel spectacle de rue, où que nous regardions une photo s'impose, dépaysement garanti, on ne sait plus où donner de la tête bien que toute cette animation ... ET CE BRUIT... nous assomme. La vieille ville est ultra animée, aux influences chinoises, avec de minuscules boutiques, des maisons étroites et toutes en hauteur.

A Hanoi, les Vietnamiens sont peu chaleureux, business business et tout le monde vit à 100 à l'heure.  Leur attitude à notre égard est plutôt décevante, nous semblons les gêner sauf  nos euros peut être!. 

Nous partons le lendemain nous ressourcer dans la baie d'Ha Long où nous rejoignons la jonque Impériale sur laquelle nous allons passer 24 heures, suivi d'une nuit en bungalow sur une petite île puis retour vers Hanoi le troisième jour. Excursion organisée très réussie, la baie d'Ha Long est exactement comme dans les livres, magique et extraordinairement belle. Notre jonque ***, du grand luxe pour un prix plus que correct. Rien à dire tout était parfait, arrivant même à nous faire oublier les centaines de jonques et les milliers de touristes autour de nous.

Cabine et intérieur de notre superbe jonque

Merveilleuse baie d'Ha Long, avec ses différentes jonques...

Ses villages flottants, et ses épiceries ambulantes se déplaçant à la rame de jonques en maisons... 

Commerçante de la baie d'Ha Long et pêcheur à demeure au pied des falaises...

Élevage de coques dans la baie d'Ha Long.

 

10 kms à pied de plus à travers Hanoi.... quelques centaines de clichés supplémentaires... quelques tentatives culinaires bien agréables dont les petites cailles rôties que nous dégusterons à la vietnamienne, c'est à dire assis sur des minuscules chaises sur le trottoir au milieu de la foule, le nez à hauteur des gaz d'échappement....

 

Et nous partons cette fois vers le nord ouest du pays à la découverte des minorités ethniques.

Paysage de rizières à Mai Chau

 

54 ethnies minoritaires au Vietnam, représentent 14 %  (environ 13 millions de personnes) de la population. Les Thaï représente l'ethnie majoritaire (1 million)  de la région nord ouest du pays. Ils pratiquent la culture du riz et c'est ce que nous irons découvrir à Mai Chau, village maintenant à caractère très touristique où le costume traditionnel a été largement abandonné. 

Ici  nous serons confrontés au "pressage" du touriste... notre chauffeur et notre logeuse de mèche, pour nous facturer une prestation déjà payée avant le séjour et des suppléments dont nous n'avons pas vu la couleur. Une fois encore, avertis de la pratique, très poliment nous ne nous laissons pas faire, ce qui rendra notre logeuse déjà peu accueillante encore moins aimable. 

Heureusement il suffit de se balader dans les rizières alentours pour y trouver une certaine authenticité et découvrir la récolte du riz à ses différents stades au milieu de paysages grandioses. 

Balade reposante dans les rizières

 

Séchage et décorticage du riz

 

 

Dans l'arrière pays, les emblématiques vélo et chapeau conique...  remplacés par la mobylette et  le casque à la ville!

 

En arrivant au village de Hong Kia après de nombreux kilomètres de piste

 

Les minorités ethniques du nord ouest demanderaient un séjour à elles seules mais vu les distances, et surtout l'état des routes qui rendent les déplacements très lents, nous nous contenterons donc de quelques kilomètres supplémentaires vers Hong Kia, un village Hmong.... quelques kilomètres de plus et c'est déjà le bout du monde, village du temps passé où les habitants portent au quotidien le costume traditionnel. 

Les villageoises en tenue traditionnelle vaquant à leurs occupations quotidiennes

Un village du bout du monde... à des années lumières du monde moderne semble t'il... mais où la mobylette, symbole évident de l'évolution vietnamienne est arrivé avant même le fil à couper le beurre!!!

D'où l'ouverture de la station service... seul commerce en dehors de 2 minuscules épiceries surtout pourvues en bonbons pour les "trop" nombreux enfants du village.

 

Vendeur de canne à sucre sur la route d'Hanoi

Retour sur Hanoi, le temps de sauter dans un taxi (hargneux au possible! cherchant bagarre chaque fois qu'un véhicule le doublait!) pour l'aéroport et s'envoler vers notre prochaine étape Hue.

Accueil chaleureux (enfin) à l'Holiday Hôtel (centre ville) que nous recommandons chaudement. Patrick s'essaye à la location de moto aujourd'hui... et nous partons en direction des mausolées en dehors de la ville. Retour dans le centre à 14h où nous abandonnerons la moto pour la marche à pied.  Bien que motard averti, ayant l'habitude depuis plusieurs années de louer motos sans appréhension en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande où le trafic est dense. Au Vietnam, le capitaine capitule... Le vietnamien au volant ou au guidon = danger de mort! Et même en utilisant les transports en commun nous nous sentirons bien souvent en danger.

Visite des mausolées

Au 10ème jour de notre séjour la pluie s'installe. Les vietnamiens sortent leur ponchos de pluie multicolores, à vélo, à moto... La cité impériale et la citadelle s'en trouvent mises en valeur et appellent une fois encore à de nombreuses photos.

 Cité impériale à l'intérieur de la citadelle à Hué

Il pleut, les nombreux cyclistes et motocyclistes se parent de leurs ponchos de pluie multicolores... intéressant panaché coloré que vous pouvez découvrir en cliquant ici

 

4 heures de bus et nous voilà à Hoi An.  

Elle est souvent comparée dans les guides au vieux Malacca en Malaisie. Nous confirmons qu' Hoi An y ressemble... mais certainement plus belle encore de par ses couleurs... A moins que ce ne soit cette pluie tenace faisant maintenant partie du décor qui fasse ressortir tous ces ocres et ces édifices marquées par la culture chinoise.  

Demeures et commerces chinois joliment rénovés aux abords de la rivière grouillante d'activité...

Il pleut toujours, la rivière déborde mais celle ci reste très animée avec de nombreuses embarcations destinés à la balade touristique sur l'estuaire.

Maisons basses aux façades colorées et aux balcons de bois où se succèdent restaurants, boutiques de souvenirs, galeries et tailleurs...

Encore quelques photos d'Hoi An en cliquant ici

Le poncho coloré et le chapeau conique... antidotes à la pluie incessante... l'eau nous arrive maintenant aux chevilles, ce qui n'empêche l'effervescence du marché sous un lot de bâches mal ajustées qui forment des gouttières arrosant à peu près tous les étals...  

Ferry entre Hoi An et les nombreux petits villages alentours

Dans la série "je tente de blouser le touriste", une anecdote de plus... à la poste en achetant une dizaine de timbres pour envoyer les cartes postales. Sachant qu'il faut des milliers de Dong (monnaie locale) pour à peine quelques euros, le change représente souvent une grosse liasse de billets pour une petite somme. La guichetière me rend une jolie liasse que je m'en vais compter au guichet fermé d'à côté. Il manque un billet de quelques milliers de Dong. Je m'approche de son guichet, pas la peine de dire quoi que ce soit, elle baisse la tête sort le billet directement de la poche de son jean et me le tend sans lever la tête. Sans commentaires... Certes, ça ne représentait pas plus d'un demi euro, mais pour une employé qui touche 30 euros par mois, on appellera ça arrondir les fins de mois!

La ville vit autour du tourisme, est agencé pour le touriste, mais le Vietnamien qui racole sans cesse ici, le fait avec sourire et gentillesse. On a beaucoup aimé, le centre ville totalement piéton, sans voiture et sans moto, que ça repose les oreilles!. Là aussi la pluie aura eu ses avantages, mais bon, nous, nous commençons à avoir des nageoires et avançons notre départ vers le Sud à la recherche du soleil.

Nous tentons l'expérience du bus de nuit à couchettes pour les 13 h qui nous séparent de Nha Trang et serons plus que satisfait de l'expérience, d'autant que pour la première (et rare) fois nos 2 chauffeurs furent parfaits. 

 

Nha Trang, cité balnéaire renommée, ne nous apparaît d'aucun intérêt, hôtels et restaurants partout en bord de mer, ville sans cachet, village de pêcheurs d'une pauvreté frappante, sous la grisaille et la pluie en plus... on ne s'attarde qu'une journée et l'on part vers la montagne... avec un peu de chance on passera au dessus des nuages qui ne se lassent jamais de pleuvoir par ici!

A Nha Trang, une fois sortis du front de mer où se succèdent de grands hôtels sans charme, le reste de la ville reste très délabré... où les hommes passent leur journée à jouer pendant que les femmes s'occupent des travaux de voiries!!!

4h de mini bus sur des routes de montagnes bien ravinées par les torrents de boue et nous arrivons à Dalat, ville d'altitude (1500 m), sapins, fleurs, légumes, fruits...  tout pousse en abondance dans cette ville à la campagne surnommée le 'petit Paris' dans les années 1920 où l'on retrouve de nombreuses villas de style Français et même une miniature de la Tour Eiffel au milieu d'un rond point. La pluie s'en est allée et même si cela reste très couvert, on se sent bien ici. Notre hôtel 4* à 25 USD la nuit est un vrai paradis... malgré nous,  car une fois encore il fut la conséquence de magouilles vietnamiennes, ou l'art de faire travailler l'argent qui ne leur appartient pas.... 

Sur certaines recommandations, il y avait un hôtel à Dalat que nous voulions absolument obtenir. Pour cet hôtel très demandé pour son rapport qualité prix et son accueil, il était conseillé de réserver bien longtemps à l'avance... Les réservations en direct avec l'hôtel ne sont pas possible, aussi, on écoute les conseils des professionnels et nous nous adressons à l'Agence qui s'occupe des résas de cet hôtel. Moyennant paiement des 3 nuits plus de 3 mois avant, nous voilà en possession du reçu tamponné et signé de toute part certifiant notre réservation. 4 jours avant le départ pour le Vietnam, un email de l'agence qui sans se démonter nous informe que l'hôtel choisi ne pouvait nous accueillir, il était complet.... et qu'à la place elle nous en avait choisi un autre au même tarif. Je commence à fulminer et me rue sur internet voir à quoi ressemblait cet autre hôtel.... Des critiques négatives incroyables, dans un quartier bruyant, loin de la ville etc, etc....  Là je suis vraiment en colère., je prends ma plus belle plume et concocte à l'Agence un email dont je ne me pensais pas capable.... et toujours en grande verve, je déclare après menace que leur nouvel hôtel je n'en veux point, mais que par contre je serai prête à passer l'éponge s'il nous trouvait une chambre à l'hôtel Dalat 4* (repéré sur internet) pour lequel je pars dans un grand coup de bluff, leur affirmant avoir trouvé une chambre à 30 USD (en fait, je n'avais rien trouvé à moins de 80 USD)... et que s'il faisait mieux alors j'oubliai tout ce désagrément. Bien remontée, je ne me faisais quand même pas grande illusion quand dans les 2 heures, l'agence m'informe la réservation de 3 nuits à l'hôtel Dalat 4* pour 27,5 USD la nuit, en me remerciant de bien vouloir régler la différence de 7.5USD directement à l'hôtel à notre arrivée. Hôtel qui ne voudra pas de mes 7.5USD, notre compte étant à jour!. Voilà donc la vie de château qui démarre, portiers, porteurs et tout le tralala des grands hôtels, dans une chambre superbe avec petit déjeuner buffet valant à lui seul le prix payé... pour nous en tongs et sac à dos tout trempé! 

Revenons à Dalat... Ici les gens sont tranquilles, il y a moins de monde, moins de bruit, le marché regorge de fruits et de légumes... des fraises et même de gros artichauts bien verts. Oui, c'est vrai, nous faisons une fixation sur les artichauts car c'est certainement le légumes que nous aurons le plus rarement croisé autour du monde. On décide même de louer une moto pour partir découvrir le coin... mais comme les panneaux de signalisations sont rares, nous louons aussi une moto avec chauffeur pour nous accompagner sur les principaux centres d'intérêts. Bien nous en a pris, nous n'aurions jamais rien trouvé tout seul! Ah j'oubliai... la pluie nous a rejoint au détour d'un virage... la pluie à moto, un vrai bonheur!!! Heureusement hammam et sauna nous attendent dans notre palace de luxe.

 

Le marché couvert

 

Lors de notre petite balade à moto, nous irons visiter l'usine de la soie..... du cocon jusqu'au fil de soie et au tissage.

 

Puis la Crazy House... hôtel insolite et demeure de la fille d'un ancien président du Vietnam, architecte, qui fut inspirée par les légendes merveilleuses de la forêt pour concevoir un hôtel aux formes tarabiscotées tout en arrondis où chaque chambre est symbolisé par un animal de la forêt avec sculptures de bêtes et autres curiosités extravagantes.

 

Et le coup de la double facture, astucieux... Après un petit repas sympa dans un resto très local on demande la note. Nos plats y sont indiqués tout comme il faut, mais les prix en face ne sont pas ceux du menu.  C'est vrai que nous commençons à être suspicieux à l'égard de l'honnêteté Vietnamienne donc nous avons tendance à nous méfier. Nous le faisons remarquer à la patronne, ni une, ni deux elle va chercher une autre facture déjà prête sur son bureau et nous la tend... exactement les mêmes plats y apparaissent avec le prix normal en face...

 

Il nous reste une journée avant notre départ pour Saigon et notre circuit organisé sur le Mékong, nous décidons de rejoindre la mer à Mui Ne, à 4h de Dalat en minibus. L'enfer pendant 4h, Fangio notre chauffeur barjo coince le klaxon et déboule la montagne à fond, virages sur 2 roues, villages traversés la pédale au plancher... A l'exception de nous deux, les 6 autres passagers du bus sont malades... Il s'en moque, il a des horaires à respecter pour être prêt à repartir l'après midi sinon son patron le virera... Patrick qui, plus que moi tapie dans un coin du bus, a vraiment eu conscience de l'inconscience du chauffeur et du nombre de fois où l'on a manqué de peu se planter exprimera au chauffeur son mécontentement... une fois arrivés bien sur, il était inutile de l'énerver plus en chemin!... Il n'est sûrement pas le seul chauffeur maboule et on apprendra le lendemain que 2 jours avant, 10 russes passagers d'un minibus de la même compagnie sur le même trajets finirent au fond d'un ravin sans survivants.

 

Mui Ne, autre station balnéaire, sympathique celle là. Une seule très longue rue de bord de mer, bordée de jolis hôtels, de restaurants et de boutiques pour touristes.... et comme il fait soleil (enfin) nous profiterons de la très jolie piscine de notre hôtel puis nous louerons des vélos pour une petite rando de 20 kms jusqu'au typique village de pêcheurs voisin. Le soleil en a eu marre, faisant place à une pluie diluvienne..... 6km à vélo sous la pluie, ça aussi que du bonheur!

Ces gros paniers tressés se retrouvent sur toutes les côtes et rivières du Vietnam. Certains s'en servent d'annexes pour rejoindre leur bateau de pêche au mouillage, pour d'autres c'est à bord de ces coques de noix qu'ils partent pêcher le long du littoral. 

 

En route pour Saigon... Quelle circulation, nous arrivons à point d'heure, notre chauffeur de bus y ayant mis pourtant du sien pour forcer les encombrements. Saigon c'est le bouquet final question monde... une fourmilière en effervescence à toute heure du jour ou de la nuit. Hanoi lui arrive à peine à la cheville. Mais comment peut on vivre avec tant de décibels alentours, et toujours une circulation plus qu'intense, des vietnamiens impatients, toujours pressés... va y que je te force le passage, que je t'insulte. Nous avons même vu deux chauffeurs de pousse pousse se battre pour un touriste. Même si nous sommes mieux accueillis dans le Sud que dans le Nord du pays, les vietnamiens restent agressifs, déjà entre eux c'est sur, ainsi qu'à l'égard du touriste quand ils n'en obtiennent pas ce qu'ils désirent. Nous pouvons rester des heures sans bouger sur un trottoir, rien qu'à observer ce qu'il se passe autour... incroyable mais vrai et une fois encore nous pourrons immortaliser quelques clichés  incroyables... 

comme ces 2 là....

 

Le marché de Saigon

 

 

C'est ici que nous vivrons notre dernière mais décisive aventure Vietnamienne. Nous choisissons une agence de voyage avec pignon sur rue et fréquentée pour acheter nos billets retour vers Singapour. Le patron nous propose 2 billets sur la compagnie Tiger (celle que nous avions prise à l'aller) sauf qu'il ne reste soi disant qu'un seul billet promo et donc qu'il ne peut nous vendre qu'un billet promo et un billet plein pot. Bien qu'il y ait une différence, elle n'est pas énorme et donc on se met d'accord. On verse un acompte et il nous demande de venir rechercher les billets dans 2h. 2h plus tard, ce charmant Monsieur, nous remet un bout de papier où figure le strict minimum, nos noms et un numéro de ticket électronique, suffisant pour l'enregistrement à l'aéroport et un reçu global pour 2 billets d'avion Saigon/Singapour. Sauf que la compagnie n'est plus Tiger, mais Lion... devant mon air sceptique quand à cette compagnie dont nous n'avons jamais entendu parler,  il me répond que dans la jungle le lion est plus fort que le tigre et qu'il vaut mieux voler sur Lion! Hi, hi, hi....On en reste là, on paye et on s'en va. De retour à l'hôtel ce soir là, mon premier réflexe est de regarder sur internet si Lion Airlines n'était pas sur liste noire.... Nous voilà soulagés, même si c'est une compagnie Indonésienne (loin d'être une référence), les avions sont neufs et pour l'instant ils semblent voler correctement.  Et de la liste noire, me voilà transféré directement sur le site de la compagnie où je tape le numéro de notre réservation et où s'affichent prêt à imprimer 2 superbes billets électronique PROMO. Mais où est mon billet PLEIN POT. Renseignement pris auprès de la compagnie Lion qui a aussi pignon sur rue, le charmant Monsieur de l'Agence a bien réglé 2 billets PROMO et s'est mis la différence PLEIN POT directement dans la poche.  Nous quittons Saigon très tôt le lendemain matin pour le Mékong, dommage, mais dès notre retour et avant d'aller prendre l'avion, nous comptons bien rendre une petite visite à ce Monsieur de l'Agence, nettement moins charmant qu'au premier abord. Nous ne le reverrons pas malheureusement ou plutôt heureusement car je doute que Patrick aurait pu contenir son calme encore longtemps, il acceptera juste de me parler au téléphone, en me raccrochant au nez 2 fois après s'être copieusement moqué de moi... en 2 mots, nous avons signé son reçu donc on n'a plus qu'à aller se faire voir ailleurs et qu'en aucun cas il ne nous rembourserait. Les employés avaient toutes un petit sourire en coin, j'imagine que ce n'est pas la première fois qu'elles assistaient à telle conversation.

 

Le Mékong terminera notre séjour sur une touche positive. Quitter Saigon et remonter le Mékong c'est changer complètement de pays et d'époque, retrouver le Vietnam comme il devait l'être il y a des années. Les gens ici vivent avec le Mékong, vivent du Mékong, et nous y sentirons la chaleur qui nous est familière en Malaisie, les gens sont heureux de nous voir, ont envie de partager. Ici personne ne fera la grimace en apprenant que l'on est Français et les plus anciens feront tous les efforts possible pour retrouver au fond de leur mémoire quelques phrases de l'époque où c'était un honneur pour un Vietnamien de fréquenter l'école Française... Aujourd'hui même les menus sont traduits en Anglais puis en Russe et de plus en plus en Russe puis en Anglais! 3 jours pour remonter jusqu'à Chau Doc, tantôt en bateau, tantôt en bus, à la rame sur les affluents ou au milieu du marché flottant, découvrant les activités du Mékong, une nuit à Can Tho en hôtel, une nuit à Chau Doc dans un hôtel flottant puis retour vers Saigon, une dernière bouffée de klaxon, un dernier bain de foule et on s'envole vers Singapour... métro, bus, douane, un dernier bus et nous retrouvons la quiétude de Lady Anne.

 

Offrons nous maintenant une petite remontée du Mékong...

Avec ces rameurs et rameuses qui nous font remonter les petits affluents du Mékong

 

On se rend maintenant au marché flottant où les vendeurs se repèrent aux longues perches de bambou sur lesquels ils suspendent un exemple du produit qu'ils ont à vendre dans leur cales. Les petites embarcations viennent faire leurs emplettes.

Ici des fruits du dragon... en abondance au Vietnam... très fade de l'avis des Européens mais très décoratif pour ce qui est de leur couleur blanche à points noirs.

 

4 clichés représentant l'activité du marché flottant

Le vendeur d'ananas... qui les épluche pour le touriste que nous sommes

 

Autre activité que nous découvrons sur les bords du Mékong, la fabrication des nouilles de riz... depuis la préparation de la pâte qui est cuite comme de grosses crêpes, qui sont alors mises à sécher en plein air, puis qui passent dans une machine à découper les nouilles avant d' être réceptionnées par la dame ou chapeau conique qui les emballe.

 

Découvrons maintenant la vie sur les rives du Mékong et diverses embarcations sillonnant le fleuve.

 

 

 

 

Certains vivent à bord de leur bateau, d'autres se sont installés sur les rives dans des constructions rudimentaires et rustiques. Ci dessus un atelier de mécanique bateaux.

 

 

Sur le delta du Mékong, tout transite par le fleuve... du riz à toutes sortes de matériaux de constructions... sur les rives, se succèdent industries en tout genre, débarcadères et grues de chargement. Le trafic est dense.

Sans oublier les pêcheurs... pour accommoder le riz quotidien.

 

Pour en terminer avec les belles images du Vietnam.... en voie de disparition.

Mais où sont passées ces vietnamiennes si élégantes et leurs tuniques traditionnelles??...  Hormis les étudiantes ci dessus "en uniformes",  superbes avec leurs tuniques blanches fendues sur pantalon blanc.... certaines interprètes accompagnant les grands groupes de touristes et les hôtesses des grands hôtels.... Le Ao Dai aux fins tissus a laissé la place au "pyjamas de coton sans forme" que les vietnamiennes semblent trouver plus confortables! Dommage... d'autant que selon des sources sures il n'y a pas si longtemps que ça que le Ao Dai est délaissé au profit non pas toujours du pyjama dont je parlais ci dessus, mais de vêtements occidentaux.

 

Des arnaques, nous en déjouerons 2 ou 3 autres... un vendeur de glace qui demande à sa femme le prix de l'esquimau convoité par Patrick... elle donne un prix, le vendeur qui essayons d'y croire, n'avait certainement pas bien entendu, nous demande le double... il gardera son esquimau! Une petite dame essayant de nous vendre quelques petits beignets au prix du saumon fumé.... etc.... l'on n'ose à peine penser au nombre de fois où nous avons du tomber dans le piège sans nous en apercevoir. 

 

N'ayant plus côtoyés ce genre d'individus pervers et indifférents depuis les Caraïbes, nous avons été bien déçu du peuple Vietnamien, bien différent des Indonésiens, Malais et Thaïlandais, autres pays asiatiques que nous avons fréquentés récemment. C'est bien dommage car c'est un beau pays, et ce fut un grand plaisir pour nous de replonger dans les 2500 photos ramenées, les trier et en sélectionner quelques unes pour vous faire partager quelques instants de ce pays oh combien magnifique, dépaysant au possible mais que l'on préfère aujourd'hui revivre en image qu'en réalité.

 

Nous terminerons sur une très belle photo choisie par le capitaine que ce voyage aura quelque peu rendu nerveux!!